D’où vient cette volonté d’organiser une manifestation culturelle ?

Il y a six ans, j’ai retrouvé un ami d’enfance par hasard, le sculpteur Yvonnick. Rapidement, il m’a proposé de participer en tant que photographe à une exposition dans un lieu insolite : un presbytère désaffecté. Et ça a été un succès ! J’ai réalisé qu’on pouvait construire de beaux projets avec peu de choses et beaucoup d’envie, notamment en jouant avec ce contraste entre art et cadre singulier. C’est ainsi qu’est née ma détermination à fédérer plusieurs talents autour d’une même exposition d’art contemporain !

Comment est né le concept de l’Expo d’enfer au paradis ?

L’idée d’une exposition rue du Paradis m’est venue assez rapidement et j’ai contacté Yvonnick qui a soutenu ma démarche. Les riverains ont aimé le concept dès le début et ont accepté de mettre à disposition du public leurs caves et troglodytes. J’ai donc commencé à rassembler des amis autour de ce concept avant de créer une association, dont les membres sont pour la plupart des amis proches. Et le jour J, chacun est venu mettre sa pierre à l’édifice ! Dès la première édition, nous avons réussi à atteindre nos objectifs en terme d’organisation et de fréquentation. Chaque année est faite de nouveaux challenges : il s’agit à présent de se développer encore davantage, d’augmenter la notoriété de la manifestation…mais surtout de s’améliorer pour faire d’Une Expo d’Enfer au Paradis, une aventure toujours plus exaltante !

Quelles ont été les évolutions majeures d’Une Expo d’Enfer au Paradis depuis sa création ?

Tout d’abord, c’est en terme de fréquentation : la première année, la manifestation a accueilli environ 1000 visiteurs. Aujourd’hui, elle totalise 1500 personnes sur le week-end. Il y a également eu une évolution au niveau de l’impact visuel puisqu’on s’est développé et professionnalisé, notamment sur le plan de la communication et des supports. Au départ, Une Expo d’Enfer au Paradis était une manifestation un peu artisanale et associative, faite « de bric et de broc » ! Ces changements se sont accompagnés d’une programmation plus éclectique : l’introduction de la danse, du théâtre et de la musique ont permis de diversifier l’événement et de le rendre plus attractif.

Comment sélectionnez-vous les artistes participant à l’Expo d’Enfer au Paradis ?

Au sein de l’association L’Art au Paradis, les membres font des propositions d’artistes dont l’univers artistique les touche et leur parle. L’idée est de faire découvrir au public des artistes professionnels ou semi-professionnels qui s’inscrivent dans une démarche de partage et de convivialité. Quelques fois, nous recevons des candidatures spontanées. Ce qu’on recherche avant tout, ce sont des gens sympas et chaleureux !

 

Quelques mots pour donner envie de venir à cette sixième édition ?

Vous aimez la sculpture ? Vous aimez la peinture ? La photographie ? Mais pas que ! Nous allons aussi vous proposer de la musique électronique, de la musique baroque… Et puis pour les curieux du patrimoine tourangeau, il y a des jardins et troglodytes qui sont magnifiques. Alors venez nous voir pour ce cadre atypique, mais aussi pour échanger avec des artistes et faire de belles rencontres !

 

 

Une expo d’enfer

 Philippe Bréchet, Président de l’association L’Art au Paradis